En préparant le billet consacré à la boutique de produits anciens " A Vida Portuguesa ", je ne pensais pas tomber sous le charme de la
musique et de la voix de Márcia Santos, une jeune femme qui écrit des textes intelligents ( de véritable poèmes qui parlent souvent d'amour ) sur une musique pop-folk aux accents tantôt joyeux,
tantôt mélancoliques ( morceaux à la guitare ). Le résultat est d'une beauté et d'une délicatesse qui vous envoûtent.
Tout a commencé lorsque je suis tombée sur la publicité du site LisbonLovers...
Dès la première écoute je me suis répandue en " ooooooooooh ", " waouh " et compagnie.
Quelques recherches plus tard, je tombais sur : " Pra quem quer " ( pour qui veut ), " Cabra cega " ( la chèvre aveugle ), " A pele que há em mim " ( la peau qui
est en moi )...
Et voilà comment en moins de temps qu'il ne faut pour le dire on se retrouve fan...
Cette chanteuse vous touche ? Vous avez envie d'en savoir plus ? Eh bien, Márcia est une jeune femme de 28 ans qui a étudié aux Beaux-Arts. Et si elle fait
aujourd'hui " cavalière seule " avec son album Dá ( donne ), sachez qu'elle a fait ses armes sur scène en tant que vocaliste du groupe de musique
jazz Real Cambo Lisbonense...
On retrouve Márcia sur Facebooket sur MySpace. Son CD Dá ( donne ) est en vente chez CDGO et à la FNAC/PT.
Vous pouvez écouter son premier album éponyme sur Optimus Discos.
P.S. Voici les paroles et la traduction de " Pra quem quer
".
Tanta coisa -
tant de choses
que o meu corpo
arrastra - que mon corps traîne
e tinge a
pardacento - et teint de couleur grisâtre.
Cada ruga -
Chaque ride
que em meu rostro
rasga - qui déchire mon visage
é minha para sempre. - est à moi pour
toujours.
Que eu não sei
apagar - Parce que je ne sais pas
ainda as que -
pas encore effacer
ganhei - celles
que j'ai acquises/ gagnées.
Cada coisa -
Chaque chose
que me foi
contada - qui m'a été contée
aviva a minha -
rend mon esprit/ avive mon
mente. - plus vif
/ mon esprit.
Mesmo a sobra - Même l'excédent
da mais vil desgraça - du plus infâme malheur
arrisca a ir - fait aller
em frente. - de l'avant.
Não se tem a pensar - Il ne faut pas penser
naquilo que não - à ce que l'on
tem. - a pas.
Olha as mãos se não tens nada. - Regarde tes mains si tu n'as rien.
Que a vida joga a - Parce que la vie
sorte pra quem quer - porte chance à celui qui le veut.
Chega só na dose errada - Seulement cela arrive mal dosé
Jeudi soir, je suis allée au concert de Da Silva au 106 avec un groupe de copains et de copines ( nous étions 6 ). Fan de son rock indé et de ses textes
mélancoliques depuis un petit moment ( nous en sommes au quatrième album ), c'était pourtant la première fois que je le voyais sur scène.
Pas mécontente de ma petite sortie car Manu ( même très fatigué par la tournée ) assure... Il enchaîne les mélopées et les " ponts " très rock à un rythme
soutenu.
J'étais tellement absorbée par sa musique et sa voix ( j'ai vite quitté les places assises pour me retrouver devant la scène ) que j'ai trouvé le temps court, trop
court...
- Dis Manu, c'est quand que tu reviens ?!
- Et pourquoi faire ?*
Je n'avais pas mon reflex mais un tout un petit compact. Les clichés ne sont, par conséquent, pas terribles.
Ceci étant, le mode vidéo sur cet appareil n'est pas trop mal comme vous pouvez le voir grâce à ce petit film... Il commence en plein milieu de la chanson " La
Crise" ( tirée de l'album La Distance ) car j'ai eu un peu de mal à trouver le bouton d'enregistrement ( comme quoi les brunes aussi sont très douées en technologie )...
Allez, place aux pros : je vous mets les clips des deux "singles " tirés du dernier album...
That's all folks !
P.S. * Pour que je puisse voir de près l'énorme vierge tatouée que tu as sur le torse ( là, Emmanuel avait un t-shirt ras-de-cou ) !
L'album La distance est en vente à la FNAC et sur i-tunes.
C'est l'heure du thé, vous prendrez bien une petite chanson-cupcake ?!
J'ai découvert Luisa Sobral ( ou plutôt Luisa Maria Villar Braamcamp Sobral ) une jeune chanteuse portugaise de 24 ans grâce à Dentelline...
- " Tu connais Luisa Sobral ? "
- " Euh... non. Je devrais ? "
Pas besoin d'attendre la réponse car j'étais piquée... Allez hop, direction Youtube !
Eh bien, la demoiselle qui figure sur la liste des cinq groupes et artistes portugais à écouter
selon les Inrockuptibles assure avec sa musique pop jazzy.
Parmi ses influences il y a : Billie Holiday, Ella Fiztgerald, Chet Baker, Björk, Regina Spektor, Rui Veloso, Jorge Palma, Bernardo Sassetti, Sara Tavares, Maria
João, Mário Laginha,...
Certains de ces noms ne vous diront rien alors sachez qu'au final on trouve pas mal de similitudes avec Feast ou Yaël
Naim...
J'aime sa voix éraillée, son univers sucré, girly et enfantin : très " Luisa in Wonderland ". C'est espiègle, plein de d'humour... Dans la vidéo Xico ( à prononcer
Chico - diminutif de Francisco -> François ), elle empoisonne tout de même son beau ténébreux aux yeux bleus. Ah, mais il ne fallait pas la faire souffrir ! Hé, hé...
Bref, ses chansons sont autant de gourmandises à déguster sans modération...
La preuve ?
Soyez curieux, écoutez les autres morceaux de l'album " The cherry on my cake " ( O engraxador - Don't let me down - You won't take long - Mr and Mrs Brown - After
all - Why should I - Déjà vu - Oversize ) : ici !
Sachez que vous pouvez acheter les chansons de l'album sur i-tunes ou commander le CD sur CDGO ( 12,55 euros avec les frais d'envoi )...
That's all folks !
P.S. Luisa a vécu aux Etats-Unis et a fréquenté une école de musique à Boston...
Deolinda s'est produit au théâtre de la Renaissance à Mondeville ( près de Caen ) dans le cadre d'un festival ( Super Monde ) consacré au Portugal.
Et moi, qui suis fan de ce groupe, je ne pouvais pas manquer un telle rencontre... J'ai donc parcouru 130 km, rien que pour l'aller et ce après ma journée de
travail, afin de me perdre corps et âme dans l'univers de ce groupe emblématique de Lisbonne.
Bilan ? Un spectacle à la hauteur de mes attentes : j'ai suivi bouche bée le jeu de scène de la chanteuse, j'ai ri, j'ai chanté, j'ai rêvé et j'ai même versé une
larme ou deux... Une heure et demi de pures émotions !
Vous pensez bien que cela m'a donné envie de partager avec vous cette expérience...
On commence par un petit pitch ?
Alors Deolinda, c'est d'abord une histoire de famille, celle de deux frères lisboètes ( Pedro Da Silva Martins et Luis José Martins ), véritables surdoués de la
guitare classique ( le plus jeune, Luis José, a remporté le premier prix dans plusieurs conservatoires ).
L'ainé a commencé une carrière de scénariste pour la télévision portugaise mais, ratrappé par le virus de la musique, il se lance très vite dans la composition de
chansons au sein d'un premier groupe ( Bicho de 7 cabeças - la Bête à 7 têtes ) dont partie son frère.
Suite à l'écriture d'une série de textes et de musiques marqués par une atmosphère très forte, nait l'idée d'une association avec les membres du groupe Lupanar :
leur cousine Ana Bacalhau et son mari Zé Pedro Leitão ( contrebassiste de jazz né dans la jolie petite d'Aveiro ). Deolinda est né !
Deolinda est un prénom féminin ( la beauté de Dieu ), celui d'une célibataire d'une trentaine d'années qui vit dans la banlieue de Lisbonne avec son poisson rouge
et ses deux chats. Vraie ou fausse commère, elle raconte la vie qu'elle observe depuis sa fenêtre...
Si l'influence musicale première du groupe est clairement le fado, il ne revêt pas ses habituels accents mélancoliques. La guitare portugaise ( à douze cordes ) est
d'ailleurs absente...
Selon les Deolinda, à quoi bon coller à l'image du fado traditionnel ? La dictature est loin, le fado n'a plus besoin d'être aussi triste... Les Deolinda le veulent
gai, burlesque et tendre. Ils le veulent aussi teinté de pop et de folk.
La musique des Deolinda est celle d'un groupe qui se veut à mi-chemin entre tradition et modernité. Celle d'un groupe qui se veut aussi portugais
qu'européen...
Ana Bacalhau, Pedro Da Silva Martins, Zé Pedro Leitão et Luis José Martins.
Photos de Rita Carmo au Marché de Ribeira ( le plus grand marché de Lisbonne ).
Ana explique en français ou en anglais ( langue qu'elle maîtrise parfaitement ) les petites histoires que racontent les chansons composées par Pedro.Elle est très charismatique sur scène ( je le précise car elle est toute timide et toute douce dans la vraie vie ) : on la voit bouger, danser, mimer, grimacer,
sourire, prendre des postures tristes,...
Son interprétation est riche... Ana est une comédienne. Et si parfois, elle a une gouaille de kéké lisboète, sa voix grave peut aussi devenir douce et presque
cristalline lorsqu'elle évoque l'amour et l'espoir.
Dès le premier album ( chanson à côté * - CD sorti en 2008 ), le succès est immédiat ( disque de platine )...
Le deuxième album intitulé " deux timbres et un cachet / un tampon " ( pendant la dictature de Salazar, un document devait toujours avoir deux timbres et un cachet
pour être reconnu officiel ) affirme une identité musicale trouvée et validée.
Le style Déolinda oscille entre musiques rythmées et ballades romantiques. Il est profondément encré dans la tradition portugaise ( fado - marchas populares de
santo Antonio ) et la musique folk européenne.
Pour terminer, voici deux chansons qui offrent deux autres visions du groupe Deolinda...
La première ( parva que sou - que je suis "conne" ) se veut revendicative, elle parle de la crise et de la situation économique au Portugal. Elle a
fait un buzz terrible l'an dernier et s'est transformée en hymne pour la jeunesse lusitanienne...
La deuxième ( Brasileira canta fado - une brésilienne chante le fado ) est très drôle et raconte l'histoire une brésilienne qui veut chanter le
fado mais le transforme en samba...
Le concert a été suivi d'un cocktail avec boissons et spécialités portugaises. Les membres du groupe nous ont rejoints vingt minutes plus tard pour une séance de
dédicaces.
J'aimerais les remercier pour leur incroyable gentillesse, disponibilité, patience, humilité,...
Merci Ana, Pedro, Luis José et Zé Pedro ! C'est chouette de se rendre compte que l'on aime et admire des personnes aussi vraies !
Je suis alentejane ( do concelho da Vidigueira près de Beja ) mais j'aime profondément Lisbonne où j'ai passé tant de vacances pendant mon enfance et mon
adolescence ( une partie de ma famille y vit ). C'est la ville de mon coeur. J'ai envie de vous dire que vous sentez, vous respirez, vous transpirez cette ville. J'ai humé son parfum pendant
quelques heures grâce à vous ce vendredi...
Et voilà, je suis atteinte de Deolindamania ( pour la petite histoire c'était le prénom de ma grand-mère " algarvia "et c'est le prénom de ma petite soeur qui elle,
par contre, est mariée hé hé ) pour un long, très long moment...
Après Madredeus, vous êtes les nouveaux ambassadeurs de la culture portugaise dans le monde...
That's not all folks !
P.S. Cet article n'est pas terminé ( il sera certainement agrémenté d'une interview ). N'hésitez pas à
me contacter au sujet des paroles de ces chansons. je peux les ajouter à ce billet et même les traduire...
* canção ao lado pourrait signifier : chanson à portée de main ( l'idée étant qu'on l'emmène partout
où l'on va ).
Fado Toninho : parle d'un gars qui
se croit beau et irresistible. En fait, c'est un beauf !
Fon fon fon : raconte l'histoire
d'une fille qui est amoureuse d'un gars qui joue du tuba dans une fanfare. Tout le monde lui dit que ce n'est pas une musique " noble " mais elle trouve ça si romantique.
Um contra o outro ( l'un contre
l'autre ) : explique qu'il vaut mieux sortir et rencontrer les autres plutôt que passer son temps à jouer aux jeux vidéos.
Passou por mim e sorriu ( il est
passé à côté de moi et a souri ) : une magnifique chanson ( j'ai écrasé une petite larme et même deux en l'écoutant au concert ) dans laquelle une jeune femme raconte que le sourire de celui
qu'elle aime en secret transforme le monde en poésie et en fête.
Sem noção ( sans conscience ) : est
une de mes chansons préférées. Elle est adressée à un garçon qui n'a pas conscience de qui il est et surtout de qui l'aime.
Um ilha ( une île ): est une chanson
d'une poésie incroyable. Un bel hommage au défunt groupe Madredeus et sa chanteuse Teresa Salgueiro ( soyez curieux allez découvrir ce magnifique groupe sur youtube ).
Si, comme moi, vous tombez amoureux de Deolinda sachez que leurs CD ( ainsi que des
chansons à télécharger ) sont en vente à la FNAC France ( en boutique ou en ligne ) !
Seul le double album + DVD du concert donné au Colisée ( Portugal ) en
2011 ( Deolinda no Coliseu dos Recreios ) est à commander sur le site de la FNAC Portugal ou sur Amazon.
C'est ce titre d'un film de Jane Campion racontant la vie de la romancière Janet Frame qui m'est venu à l'esprit lorsque que j'ai fait le découverte de cette toute
jeune chanteuse ( 21 ans aujourd'hui ) sur youtube. Pourquoi cette étrange connection s'est-elle faite dans ma tête ? Peut-être à cause de sa rousseur ( l'actrice du film arborait une coiffure
rousse presque afro ), de sa candeur ou tout simplement à cause de la poésie de sa voix,...
Je cherchais des vidéos sur le duo de créateurs portugais Storytailors ( voir ici, là et encore là ) et je suis tombée sur une série de reportages Smart Studio consacrés à
Lisbonne, ses boutiques, ses lieux mythiques, ses artistes en vogue,...
Le concept ? Une smart, un présentateur anglais, des intervenants locaux et au final : des reportages qui tiennent vraiment d'un road movie ! C'est original, frais,
sympathique, instructif,... Ces mini-séries permettent de découvrir des tas de choses précieuses sur de nombreuses villes européennes. Je vous les conseille vraiment !
Mais revenons à notre petite Emmy Curl aka Catarina Miranda... C'est une chanteuse qui fait de la pop indé que je qualifierais de planante et même de
transcendantale ( même si dans cette première vidéo elle chante une chanson pop très gaie et très sucrée )...
Elle est née en 1990 à Vila real, dans le nord du Portugal, au sein d'une famille de musiciens. Très vite, elle investit avec beaucoup de talent le domaine
artistique : elle compose, à l'âge de 11 ans, ses premières chansons à la guitarre, d'adonne à la peinture, à la photo,...
Après une solide formation en guitarre classique au conservatoire et une initiation au chant lyrique, elle sort un premier album de 5 titres en anglais ( langue
dans laquelle elle aime exprimer ses sentiments ) : Birds among the lines ( à acheter au prix de 4,95 euros sur
CDGO ).
Sa voix douce ( celle d'un ange ) soulignée par le son de sa guitarre, nous enveloppe dans une atmosphère onirique. A écouter d'urgence afin de planer en toute
légalité !
Dans l'ordre : Seafire and it's a waltz / Song of origin / Mine / Turn off the light/ No moon.
Vous pouvez aussi écouter : Sugar & salt - Like the rain - Sailor - Tell me et Cayman Island ( le magnifique Cover de The Kings of Convenience
- c'est beau à en pleurer ! ).
Ses influences ? Likke li, Little Dragon and José Gonzalez ( un chanteur suédois né de parents argentins ).
Parmi ses collaborations de plus en plus nombreuses vous trouverez ce morceau plus rythmé de Zbot ( feat Emmy Curl ) : Over flowers... Je vous propose les deux
versions car je les aime toutes les deux !
Voilà, tout est dit... Ecoutez, fermez les yeux et rêvez ( ou dancez sur la dernière chanson ) !
Je suis une ibéroch'ti ( c'est quoi cette bestiole ? ) qui vit maintenant à Rouen. Je parle mode et compagnie sur mon blog. Un maître mot ? L'humour !!! Une envie ? Me faire des tas d'ami(e)s !!! Bienvenu(e) sur le blog d'une fashionlatinista !!!
Vos dernières bafouilles...