Partager l'article ! Le règne de Touly de Zadig et Voltaire, cinquième du nom...: Touly de Zadig et Voltaire, cinquième du nom ( deuxième partie )... ...

Touly de Zadig et Voltaire, cinquième du nom ( deuxième partie
)...
Lui et moi vivons une lune de miel incroyable. Nous filons le parfait amour jusqu'à ce qu'un jour à l'heure du déjeuner alors que je le prenais pour aller ranger mon plateau j'entende un « bling, bling, bling » sur le sol de la cantine alors que je sortais du restau je n'entende un « bling,bling,bling » sur le trottoir. Un rivet venait de se détacher au niveau d'une des anses.
Aussitôt après le boulot, je passe au stand Zadig et Voltaire pour crier mon désarroi et ma colère. « Non, mais c'est quoi cette m&@#de de sac ?!! regardez-moi ça, les rivets se détachent tout seuls. » Je passe mon ongle sous celui qui restait et le voici qui s'envole lui aussi et va atterrir quelque part sur la moquette de l'autre côté du comptoir.
La vendeuse me dit que trois choix s'offrent à moi :
Je peux l'envoyer en réparation ( avec les fêtes de Noël cela devrait prendre 6 semaines ).
Je peux l'échanger dans un autre magasin ( le modèle est presque « sold out » ).
Je peux demander un remboursement puisque je l'ai acheté au Printemps.
Hors de question d'attendre encore... Ce sac, je l'adore et je peux plus m'en passer ! Je dors avec, je mange avec,... Quand je suis triste il me... mais non, il ne me console pas. C'est un sac !!!
Le lendemain, mercredi, je téléphone à tous les Zadig et Voltaire de Paris et trouve le dernier sac encore disponible dans la boutique de la rue Saint-Sulpice.
Je le réserve et pars avec mes trois « grims » * vers la capitale. Je fais très rapidement l'échange et on en profite se promener. Les filles veulent faire une ballade en bateau-mouche sur la Seine . Bilan de la journée plus que satisfaisant : les petites sont fatiguées mais heureuses et moi j'ai sac flambant neuf accroché à mon épaule.
Mon histoire pourrait s'arrêter là, mais vous avez bien compris en lisant le titre que ce n'est pas le cas... Mes extraordinaires aventures de « shoppeuse » contrariée allaient continuer bien malgré moi...
J'étais devenue méfiante et telle une femme trompée je guettais le moindre faux pas de Touly 3ème du nom.
Il ne manqua pas de se produire quinze jours à peine après notre rencontre. Il lâcha lui aussi un de ses rivets sur le parquet de mon entrée alors que je le prenais amoureusement dans mes bras.
C'est avec des mines complètement dépitées que les vendeuses du Printemps m'ont vue arriver. Il faut dire qu'elles commençaient à bien connaître Me Biiiiip ( mais puisque je vous dis que ce n'est pas mon nom ) et ses déboires en série...
Touly 3ème du nom fut envoyé en réparation et moi j'attendis patiemment qu'on me fasse signe.
6 semaines écoulèrent et mon Touly n'était toujours pas rentré de l'atelier. Point de coup de fil, point de lettre,... Un silence complet.
Voyant mon abattement, les vendeuses finirent par me prendre en pitié et me sortir un modèle fraichement récupéré auprès de la boutique de Nice.
Je regardais Touly quatrième du nom sans grande conviction. Le coeur n'y était plus. Touly et moi c'était désormais du passé...Trop de déceptions et trop de distance avaient fini par épuiser tout l'amour que je lui portais.
Au bout d'une semaine de réflexion où chacun vécut dans un coin de la maison, je finis par m'en séparer en le mettant en vente sur ebay.
Il est parti en Belgique pour une somme de 373 euros et moi je me suis consolée en m'achetant Saint-Germain de Darel.
Cet achat, je l'ai fait par vengeance ou par dépit. Ah ça, Saint-Germain était fidèle, lui, mais son cuir était trop lisse et son style bien trop classique. Nous vivions un amour fade, tiède. Un amour sans passion et je m'ennuyais sérieusement...
Une saison est passée et un Touly nouvelle génération s'est mis à fleurir sur les stands du Printemps. Il avait de nouveaux rivets bien solides. Et lorsqu'on me l'a proposé à 280 euros lors d'une promo je lui ai tout pardonné et l'ai emporté à la maison.
Cela fait maintenant un an que lui et moi vivons ensemble. Nous avons adopté quelques petits: un Polly et un Easy Rider. Rien à dire : la vie est belle avec Touly cinquième du nom !!!
Et Saint-Germain de Darel me direz-vous ??? Eh bien, je l'ai refourgué à une dame d'une cinquantaine d'années qui en rêvait. Et tous deux sont aussi très heureux d'après ce que j'ai pu en entendre dire.
P.S. Des photos de nos petits dans un prochain épisode...
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