On se donne rendez-vous le samedi 8 mars devant le H&M du bvd Haussmann à Paris ?!
Autant, j'ai préféré bouder la collection très bling bling de Versace dessinée par la très pérxydée et très bronzée Donatella, autant je trépigne d'impatience à
l'idée découvrir celle de Marni dessinée par la très naturelle Consuelo ( Castiglioni ).
Si le ramage se rapporte au plumage ( j'adore les imprimés Marni ), je compte bien faire le déplacement jusqu'à Paris le jeudi 8 mars ( pour une fois cela tombe un
jour où je travaille pas car je serai encore en vacances ).
Quelqu'un est tenté par une attente d'une heure ou deux dans le froid mais en ma "charmante" compagnie ?!
Allez, plus on est de folles, plus on rit ! Je paie ma tournée de cafés et de croissants !
Enfin, faut pas que je m'avance trop vite car la collection n'est pas encore dévoilée. T'imagine si c'est la déception totale ?! Aie, aïe ! Oh la la, faut pas
que je parle de malheurs !
Bon, wait and see, on reparle très vite...
Enfin, si t'es une blogueuse influente, que tu passes par hasard sur mon petit blog, que tu as des invitations pour découvrir la collection en
avant-première, que tu as besoin de compagnie,... Pense à moi !
Bah quoi, on ne sait jamais ! Et qui ne tente rien n'a rien ! ;-b
Tu les as tout de suite aimées d'amour, tu les as regardées des heures et des heures en soupirant, tu as maudit toutes les nanas qui les avaient aux pieds,...
?!
De quoi j' te cause ?
Des open toe boots version glitter ( à paillettes in french ) de la marque Miu Miu bien sûr !
Ah, ils ont le chic, chez Miu Miu, pour enflammer la blogosphère fashion à chaque saison avec des shoes qui coûtent presque un SMIC !
Allez, les blogocopinettes fauchées, séche tes larmes de désespoir ou de rage sur le champ car j'ai une excellente nouvelle !
Regarde un peu et ne me fais pas un arrêt cardiaque, hein ?!
Tu en as rêvé, To Be Annouced l'a fait ! Voici une copie, un ersatz, une imitation qui répond au nom très caliente d'Alvarez...
Tu vas pouvoir aller t'éclater en boîte et faire concurrence aux boules à facettes avec tes shoes à paillettes.
Et tout ça pour la modique somme de 199,95 dollars ( c'est à dire envion 150 euros ) !
Alors convaincues ? Moi, oui et ce pour trois raisons :
1 : le prix ( c'est vachement plus abordable, non ? )
2 : la hauteur des talons ( tout le monde ne sait pas marcher sur des échasses de 12 cm, eh non ! )
3 : le bout fermé ( viens habiter en Normandie et tu verras si c'est pas un argument !).
Alors, alors, merci qui ?... Allez, ne sois pas timide : dis-le ! Merci Mia !
C'était un spécial " very good news " from Mia in Terra Latina. Je rends l'antenne, je file au lit car j'ai passé la journée à faire les magasins à Paris... Je ne
peux plus !
Je te montre ça très vite, bien entendu ( en fait, dès que j'aurais repris mes esprits )...
Deolinda s'est produit au théâtre de la Renaissance à Mondeville ( près de Caen ) dans le cadre d'un festival ( Super Monde ) consacré au Portugal.
Et moi, qui suis fan de ce groupe, je ne pouvais pas manquer un telle rencontre... J'ai donc parcouru 130 km, rien que pour l'aller et ce après ma journée de
travail, afin de me perdre corps et âme dans l'univers de ce groupe emblématique de Lisbonne.
Bilan ? Un spectacle à la hauteur de mes attentes : j'ai suivi bouche bée le jeu de scène de la chanteuse, j'ai ri, j'ai chanté, j'ai rêvé et j'ai même versé une
larme ou deux... Une heure et demi de pures émotions !
Vous pensez bien que cela m'a donné envie de partager avec vous cette expérience...
On commence par un petit pitch ?
Alors Deolinda, c'est d'abord une histoire de famille, celle de deux frères lisboètes ( Pedro Da Silva Martins et Luis José Martins ), véritables surdoués de la
guitare classique ( le plus jeune, Luis José, a remporté le premier prix dans plusieurs conservatoires ).
L'ainé a commencé une carrière de scénariste pour la télévision portugaise mais, ratrappé par le virus de la musique, il se lance très vite dans la composition de
chansons au sein d'un premier groupe ( Bicho de 7 cabeças - la Bête à 7 têtes ) dont partie son frère.
Suite à l'écriture d'une série de textes et de musiques marqués par une atmosphère très forte, nait l'idée d'une association avec les membres du groupe Lupanar :
leur cousine Ana Bacalhau et son mari Zé Pedro Leitão ( contrebassiste de jazz né dans la jolie petite d'Aveiro ). Deolinda est né !
Deolinda est un prénom féminin ( la beauté de Dieu ), celui d'une célibataire d'une trentaine d'années qui vit dans la banlieue de Lisbonne avec son poisson rouge
et ses deux chats. Vraie ou fausse commère, elle raconte la vie qu'elle observe depuis sa fenêtre...
Si l'influence musicale première du groupe est clairement le fado, il ne revêt pas ses habituels accents mélancoliques. La guitare portugaise ( à douze cordes ) est
d'ailleurs absente...
Selon les Deolinda, à quoi bon coller à l'image du fado traditionnel ? La dictature est loin, le fado n'a plus besoin d'être aussi triste... Les Deolinda le veulent
gai, burlesque et tendre. Ils le veulent aussi teinté de pop et de folk.
La musique des Deolinda est celle d'un groupe qui se veut à mi-chemin entre tradition et modernité. Celle d'un groupe qui se veut aussi portugais
qu'européen...
Ana Bacalhau, Pedro Da Silva Martins, Zé Pedro Leitão et Luis José Martins.
Photos de Rita Carmo au Marché de Ribeira ( le plus grand marché de Lisbonne ).
Ana explique en français ou en anglais ( langue qu'elle maîtrise parfaitement ) les petites histoires que racontent les chansons composées par Pedro.Elle est très charismatique sur scène ( je le précise car elle est toute timide et toute douce dans la vraie vie ) : on la voit bouger, danser, mimer, grimacer,
sourire, prendre des postures tristes,...
Son interprétation est riche... Ana est une comédienne. Et si parfois, elle a une gouaille de kéké lisboète, sa voix grave peut aussi devenir douce et presque
cristalline lorsqu'elle évoque l'amour et l'espoir.
Dès le premier album ( chanson à côté * - CD sorti en 2008 ), le succès est immédiat ( disque de platine )...
Le deuxième album intitulé " deux timbres et un cachet / un tampon " ( pendant la dictature de Salazar, un document devait toujours avoir deux timbres et un cachet
pour être reconnu officiel ) affirme une identité musicale trouvée et validée.
Le style Déolinda oscille entre musiques rythmées et ballades romantiques. Il est profondément encré dans la tradition portugaise ( fado - marchas populares de
santo Antonio ) et la musique folk européenne.
Pour terminer, voici deux chansons qui offrent deux autres visions du groupe Deolinda...
La première ( parva que sou - que je suis "conne" ) se veut revendicative, elle parle de la crise et de la situation économique au Portugal. Elle a
fait un buzz terrible l'an dernier et s'est transformée en hymne pour la jeunesse lusitanienne...
La deuxième ( Brasileira canta fado - une brésilienne chante le fado ) est très drôle et raconte l'histoire une brésilienne qui veut chanter le
fado mais le transforme en samba...
Le concert a été suivi d'un cocktail avec boissons et spécialités portugaises. Les membres du groupe nous ont rejoints vingt minutes plus tard pour une séance de
dédicaces.
J'aimerais les remercier pour leur incroyable gentillesse, disponibilité, patience, humilité,...
Merci Ana, Pedro, Luis José et Zé Pedro ! C'est chouette de se rendre compte que l'on aime et admire des personnes aussi vraies !
Je suis alentejane ( do concelho da Vidigueira près de Beja ) mais j'aime profondément Lisbonne où j'ai passé tant de vacances pendant mon enfance et mon
adolescence ( une partie de ma famille y vit ). C'est la ville de mon coeur. J'ai envie de vous dire que vous sentez, vous respirez, vous transpirez cette ville. J'ai humé son parfum pendant
quelques heures grâce à vous ce vendredi...
Et voilà, je suis atteinte de Deolindamania ( pour la petite histoire c'était le prénom de ma grand-mère " algarvia "et c'est le prénom de ma petite soeur qui elle,
par contre, est mariée hé hé ) pour un long, très long moment...
Après Madredeus, vous êtes les nouveaux ambassadeurs de la culture portugaise dans le monde...
That's not all folks !
P.S. Cet article n'est pas terminé ( il sera certainement agrémenté d'une interview ). N'hésitez pas à
me contacter au sujet des paroles de ces chansons. je peux les ajouter à ce billet et même les traduire...
* canção ao lado pourrait signifier : chanson à portée de main ( l'idée étant qu'on l'emmène partout
où l'on va ).
Fado Toninho : parle d'un gars qui
se croit beau et irresistible. En fait, c'est un beauf !
Fon fon fon : raconte l'histoire
d'une fille qui est amoureuse d'un gars qui joue du tuba dans une fanfare. Tout le monde lui dit que ce n'est pas une musique " noble " mais elle trouve ça si romantique.
Um contra o outro ( l'un contre
l'autre ) : explique qu'il vaut mieux sortir et rencontrer les autres plutôt que passer son temps à jouer aux jeux vidéos.
Passou por mim e sorriu ( il est
passé à côté de moi et a souri ) : une magnifique chanson ( j'ai écrasé une petite larme et même deux en l'écoutant au concert ) dans laquelle une jeune femme raconte que le sourire de celui
qu'elle aime en secret transforme le monde en poésie et en fête.
Sem noção ( sans conscience ) : est
une de mes chansons préférées. Elle est adressée à un garçon qui n'a pas conscience de qui il est et surtout de qui l'aime.
Um ilha ( une île ): est une chanson
d'une poésie incroyable. Un bel hommage au défunt groupe Madredeus et sa chanteuse Teresa Salgueiro ( soyez curieux allez découvrir ce magnifique groupe sur youtube ).
Si, comme moi, vous tombez amoureux de Deolinda sachez que leurs CD ( ainsi que des
chansons à télécharger ) sont en vente à la FNAC France ( en boutique ou en ligne ) !
Seul le double album + DVD du concert donné au Colisée ( Portugal ) en
2011 ( Deolinda no Coliseu dos Recreios ) est à commander sur le site de la FNAC Portugal ou sur Amazon.
Eh oui, je suis de retour avec mes jeux de mots foireux, hé hé !
Figurez-vous, qu'en cherchant une photo de la veste lamée argent de la gamme See by Chloé ( gamme accessible de la marque Chloé ) sur laquelle j'ai flashé ( voir ma
Wish List soldes ici ),je suis
tombée sur la collection printemps-été Chloéet que j'ai buggé sur un détail...
Regardez bien le montage fait avec des clichés du lookbook de la prochaine saison↑. Toutes ces photos ont un point commun...
Les chaussures multi-brides bien entendu !
Elles existent aussi en beige-camel dans une version moins haute au niveau de la tige et du talon.
Je trouve que ces chaussures donnent une allure un chouilla rebelle à des tenues somme toute assez classiques et chics.
J'aime moins la version avec talons plats. Je pense que la tige aurait dû être moins haute... En tout cas de dos, cela fait trop penser à une chaussure de
boxeur.
Alors séduites ou pas ?
Enfin, ceci étant, je vais tout de suite casser l'ambiance en annonçant le prix : les noires coûtent la modique somme de 795 euros !
Je sais, je sais : ça fait mal... On rêve que l'on vole et paf... V'là qu'on s'écrase au sol !
En rangeant mes photos sur Picasa, je suis tombée sur celles de mes vacances à Lisbonne de l'été 2008. Nous étions partis, l'Homme et moi, en amoureux ( sans les
grims ) durant une semaine dans la capitale portugaise.
Une semaine où l'on a alterné découvertes de monuments ( Mosteiro dos Jerónimos, Torre de Belém, Padrão dos Descubrimentos, Castelo São Jorge,... ), les visites de
musées ( Fondation Calouste Gulbekian, musée du Fado, musée des Azulejos,... ), les promenades romantiques au coucher du soleil ( du côté des nombreux belvédères que compte la ville aux sept
collines ), les petits restaurants ( les branchés du côté des Docas, les traditionnels du côté de l'Alfama,... ),...
Nous avons aussi voyagé dans la grande périphérie : le château de Queluz, le château da Pena à Sintra et... le palais du Marquis de Fronteira !
Ce château a été fondé au XVIIe siècle (vers 1669) par Dom João de Mascarenhas, 2ème comte de Torre. Grand général des guerres de Restauration de l'indépendance du
Portugal, le roi Pierre II lui accorde le titre de marquis de Fronteira. Conçu au départ comme un pavillon de chasse, il a été agrandi lorsque la famille quitte Lisbonneaprès le tremblement de terre de 1755.
Pour le visiter, il faut prendre le métro jusqu'à la station "Jardim Zoologico" et ensuite marcher une vingtaine de minutes pour se rendre dans le quartier de
Benfica. Vous pouvez aussi prendre un taxi ( cela ne vous coûtera pas très cher et vous évitera quelques coups de soleil en été ). Ne pas se laisser déconcerter par l'entrée principale fermée (
les billets sont à acheter dans un bureau dont les fenêtres donnent sur un des côtés du bâtiment ). Petite précision: le palais est toujours occupé par Dom José Fernando Costa Mascarenhas (
surnommé le marquis rouge pour sa participation active au rétablissement de la démocratie ), les visites du palais se font le matin ( il faut vous lever tôt ) et seules quelques pièces sont
visibles. Les jardins sont , quant à eux, accessibles toute la journée.
Les photographies à l'intérieur du palais étant interdites, vous ne trouverez ici que des photographies extérieures.
La terrasse des rois...
Le bassin des Chevaliers...
Le pavillon de fraîcheur...
Le palais possède une des plus belles collections d'azulejos anciens du pays...
Je suis une ibéroch'ti ( c'est quoi cette bestiole ? ) qui vit maintenant à Rouen. Je parle mode et compagnie sur mon blog. Un maître mot ? L'humour !!! Une envie ? Me faire des tas d'ami(e)s !!! Bienvenu(e) sur le blog d'une fashionlatinista !!!
Vos dernières bafouilles...